LE CBD, c'est quoi?

LES CANNABIDOÏDES

Le terme « cannabinoïde » désigne toute substance chimique capable de se lier aux récepteurs du corps humain qui constituent le système endocannabinoïde. Il en existe de trois sortes : les cannabinoïdes endogènes, les phytocannabinoïdes et les cannabinoïdes de synthèse. Les premiers sont naturellement présents dans le corps, les seconds sont naturellement présents dans les plantes, notamment dans le chanvre mais pas uniquement, et les troisièmes sont des molécules de synthèse créées en laboratoire.

Des « cannabinoïdes » au système endocannabinoïde

A l’origine, le terme « cannabinoïde » était utilisé pour désigner certaines composantes chimiques du chanvre dont le THC, qui fut isolé et synthétisé pour la première fois en 1964 par le professeur israélien Raphael Mechoulam. Dans les années 80, le gouvernement américain finança des études pour tenter de comprendre l’effet du THC sur le cerveau. C’est à cette occasion que les scientifiques américains Allyn Howlett et William Devane découvrirent des récepteurs spécifiques - conséquemment appelés récepteurs cannabinoïdes – auxquels se lie la molécule de THC et au travers desquels elle agit.

Les docteurs israéliens Lumir Hanus et Raphael Mechoulam et le chercheur américain Willian Devane ont déduit de cette découverte l’existence de molécules similaires au THC dans l’organisme. C’est ainsi qu’en 1992, ils découvrirent le premier cannabinoïde dit endogène : l’anandamide. L’étude des cannabinoïdes endogènes et exogènes a ensuite conduit à la découverte de tout un système de signalement moléculaire impliqué dans la régulation d’une large gamme de fonctions biologiques : le système endocannabinoïde.

Le système cannabinoïde endogène

Le système endocannabinoïde est constitué des récepteurs cannabinoïdes et de leurs liants naturels (endocannabinoïdes). Il inclut également les enzymes responsables de la métabolisation et de la dégradation des endocannabinoïdes dans l’organisme. Il est impliqué dans l’homéostasie du corps qui est le processus par lequel l’organisme maintient un équilibre interne en dépit des variations extérieures. En d’autres termes, il joue un rôle de régulateur.

Lorsqu’un déséquilibre est détecté par l’organisme, celui-ci produit des endocannabinoïdes spécifiques qui ont pour fonction d’activer les récepteurs cannabinoïdes placés sur la surface des cellules. Au travers des récepteurs, la détection du déséquilibre est communiquée aux cellules qui adaptent leur comportement. L’activation des récepteurs peut entrainer la modification de la physiologie de la cellule, de sa motilité, de son fonctionnement synaptique et de sa transcription des gènes ; elle stimule une réaction chimique qui ramène le processus physiologique à l’équilibre homéostatique.

Ce mécanisme de signalement biochimique joue un rôle dans de nombreuses fonctions essentielles du corps humain comme la régulation de l’appétit, la digestion, la douleur, l’énergie, le sommeil, les fonctions motrices, les fonctions reproductrices, le plaisir ou la régulation de la température corporelle.

Les principaux récepteurs cannabinoïdes sont les récepteurs CB1 et CB2. Les premiers sont majoritairement présents dans le cerveau, au niveau du système nerveux central. Les seconds sont plutôt associés au système immunitaire et se concentrent dans des organes comme l’intestin, la rate ou le foie. Ceci-dit, on trouve des récepteurs CB1 et CB2 un peu partout dans le corps.
Concernant les endocannabinoïdes, les plus étudiés et les plus bioactifs sont l’anandamide (arachidonyl ethanolamide ; AEA) et le 2-arachidonoylglycerol (2-AG). Cependant, il en existe bien d’autres. Il existe également d’autres récepteurs qui interagissent avec les cannabinoïdes (récepteurs CB3, récepteurs vanilloïdes, canaux TRP, PPAR etc.).

Le terme « cannabinoïde » désigne toute substance chimique capable de se lier aux récepteurs du corps humain qui constituent le système endocannabinoïde. Il en existe de trois sortes : les cannabinoïdes endogènes, les phytocannabinoïdes et les cannabinoïdes de synthèse. Les premiers sont naturellement présents dans le corps, les seconds sont naturellement présents dans les plantes, notamment dans le chanvre mais pas uniquement, et les troisièmes sont des molécules de synthèse créées en laboratoire.

Des « cannabinoïdes » au système endocannabinoïde

A l’origine, le terme « cannabinoïde » était utilisé pour désigner certaines composantes chimiques du chanvre dont le THC, qui fut isolé et synthétisé pour la première fois en 1964 par le professeur israélien Raphael Mechoulam. Dans les années 80, le gouvernement américain finança des études pour tenter de comprendre l’effet du THC sur le cerveau. C’est à cette occasion que les scientifiques américains Allyn Howlett et William Devane découvrirent des récepteurs spécifiques - conséquemment appelés récepteurs cannabinoïdes – auxquels se lie la molécule de THC et au travers desquels elle agit.
Les docteurs israéliens Lumir Hanus et Raphael Mechoulam et le chercheur américain Willian Devane ont déduit de cette découverte l’existence de molécules similaires au THC dans l’organisme. C’est ainsi qu’en 1992, ils découvrirent le premier cannabinoïde dit endogène : l’anandamide. L’étude des cannabinoïdes endogènes et exogènes a ensuite conduit à la découverte de tout un système de signalement moléculaire impliqué dans la régulation d’une large gamme de fonctions biologiques : le système endocannabinoïde.



Le système cannabinoïde endogène

Le système endocannabinoïde est constitué des récepteurs cannabinoïdes et de leurs liants naturels (endocannabinoïdes). Il inclut également les enzymes responsables de la métabolisation et de la dégradation des endocannabinoïdes dans l’organisme. Il est impliqué dans l’homéostasie du corps qui est le processus par lequel l’organisme maintient un équilibre interne en dépit des variations extérieures. En d’autres termes, il joue un rôle de régulateur.
Lorsqu’un déséquilibre est détecté par l’organisme, celui-ci produit des endocannabinoïdes spécifiques qui ont pour fonction d’activer les récepteurs cannabinoïdes placés sur la surface des cellules. Au travers des récepteurs, la détection du déséquilibre est communiquée aux cellules qui adaptent leur comportemen. L’activation des récepteurs peut entrainer la modification de la physiologie de la cellule, de sa motilité, de son fonctionnement synaptique et de sa transcription des gènes ; elle stimule une réaction chimique qui ramène le processus physiologique à l’équilibre homéostatique.
Ce mécanisme de signalement biochimique joue un rôle dans de nombreuses fonctions essentielles du corps humain comme la régulation de l’appétit, la digestion, la douleur, l’énergie, le sommeil, les fonctions motrices, les fonctions reproductrices, le plaisir ou la régulation de la température corporelle.
Les principaux récepteurs cannabinoïdes sont les récepteurs CB1 et CB2. Les premiers sont majoritairement présents dans le cerveau, au niveau du système nerveux central. Les seconds sont plutôt associés au système immunitaire et se concentrent dans des organes comme l’intestin, la rate ou le foie. Ceci-dit, on trouve des récepteurs CB1 et CB2 un peu partout dans le corps.
Concernant les endocannabinoïdes, les plus étudiés et les plus bioactifs sont l’anandamide (arachidonyl ethanolamide ; AEA) et le 2-arachidonoylglycerol (2-AG). Cependant, il en existe bien d’autres. Il existe également d’autres récepteurs qui interagissent avec les cannabinoïdes (récepteurs CB3, récepteurs vanilloïdes, canaux TRP, PPAR etc.).

Chanvre et cannabinoïdes

Le chanvre contient plus d’une centaine de cannabinoïdes déjà identifiés. Ils sont produits par les trichomes, ces glandes résineuses qui recouvrent les fleurs et certaines feuilles de la plante à l’état mature. Ils sont présents en quantité variable selon le degré de maturation de la plante, les conditions de culture et la variété de chanvre. Typiquement, le chanvre se distingue du « cannabis » par son faible taux de THC (< 0,3%). En retour, il est souvent plus riche en CBD.
Pour l’instant, l’attention des scientifiques se concentre sur le THC et le CBD qui sont les cannabinoïdes les plus abondants et les mieux connus. Cependant, il en existe bien d’autres parmi lesquels : le THCA, le CBDA, le CBDV, le CBG, le CBN, le THCV etc. Lorsque le chanvre est consommé, les phytocannabinoïdes interagissent avec les récepteurs du système endocannabinoïde. S’ils provoquent un récepteur à agir de la même façon qu’une molécule endogène, ils sont dits agonistes. S’ils entravent l’interaction d’un récepteur avec une molécule endogène, ils sont dits antagonistes.
La découverte du système endocannabinoïde est récente et son fonctionnement est encore mal connu mais on sait d’ores et déjà qu’une déficience de ce système (déficience endocannabinoïde clinique) peut occasionner des troubles divers. Par conséquent, l’interaction des phytocannabinoïdes avec les récepteurs cannabinoïdes est devenue une préoccupation centrale de la recherche. La prise de cannabinoïdes exogènes pourrait pallier un manque de production d’endocannabinoïdes ou simplement stimuler le système. Des médicaments à base de cannabinoïdes (phyto- ou de synthèse) existent déjà pour traiter la sclérose en plaque et l’épilepsie.

LES TERPENES : 

Parmi les différents composants chimiques du chanvre, il en est de moins connus que les cannabinoïdes qui sont pourtant tout aussi intéressants : les terpènes. Ces composants aromatiques sont responsables de la saveur et du parfum du chanvre. Néanmoins, ils ne sont pas propres au chanvre, on en trouve ailleurs dans le règne végétal, en particulier dans les plantes résineuses. On en trouve même chez certains animaux et chez l’homme

La chimie des terpènes

Les terpènes sont des hydrocarbures produits par le métabolisme des plantes. A la différence des terpénoïdes qui sont modifiés par l’oxydation, les terpènes sont formés exclusivement d’hydrogène et de carbone. En fonction de leur structure moléculaire - notamment du nombre d'unités pentacarbonées (C5) - ils se distinguent en différentes classes (monoterpènes, sesquiterpènes, diterpènes, sesterterpènes, triterpènes, tétraterpènes, polyterpènes). Tout comme les cannabinoïdes, les terpènes sont produits par les glandes résineuses du chanvre : les trichomes.

Incapables de se déplacer pour se protéger et se reproduire, les plantes ont mis au point des stratégies de survie essentiellement basées sur la chimie. Les terpènes sont au cœur de ces stratégies : ils ont pour fonction de repousser les prédateurs de la plante tout en attirant les insectes pollinisateurs qui assurent sa reproduction. Pour pouvoir croître sans entrave, certaines plantes développent des terpènes qui attirent les prédateurs des plantes alentours. C’est une véritable guerre chimique qui se livre dans la nature et les terpènes en sont les armes. Ils sont par ailleurs essentiels au développement de la plante, à la fabrication des pigments, stérols et hormones ainsi que des cannabinoïdes.

Terpènes et chanvre

Les terpènes influent sur le parfum, la saveur mais aussi la couleur du chanvre. Chaque variété a un profil terpénique spécifique avec différents ratios et concentrations de différents terpènes. Les combinaisons possibles sont quasi-infinies. Le profil terpénique varie même au sein d’une même variété en fonction des conditions de culture (climat, qualité de la terre et de l’engrais) et du degré de maturation des plantes lors de la récolte.
Les terpènes participent à l’identité de la plante, non seulement au niveau de l’aspect sensible mais aussi au niveau des effets physiologiques. Il semble qu’ils soient en partie responsables des effets caractéristiques de chaque variété. En effet, ils peuvent influencer, de façon directe ou indirecte, la manière dont les cannabinoïdes se lient aux récepteurs. Ainsi, deux variétés présentant un même ratio THC/CBD ont souvent des effets différents. Cette synergie des différents composants chimiques du chanvre est appelée « effet d’entourage ».

Quel usage pour les terpènes ?

Les terpènes sont à la base de l’aromathérapie, ce sont les composants principaux des huiles essentielles. Ils n’ont pas d’effets psychoactifs mais sont toutefois biologiquement actifs. Certains peuvent par exemple aider à réguler l’humeur ou le sommeil. D’autres ont des propriétés anti-inflammatoires ou analgésiques. Ceci dit, la recherche scientifique sur les propriétés thérapeutiques des terpènes reste pour l’instant marginale. Dans l’industrie, les terpènes sont surtout utilisés pour restituer le goût ou l’odeur du chanvre dans une variété de biens de consommation courante : parfums, cosmétiques, savons, bougies, confiseries, boissons aromatisées au cannabis etc. Parmi les terpènes les plus courants et les plus utilisés on compte :

  • Le myrcène : c’est le terpène le plus communément produit par le chanvre. Dans certaines variétés, il peut représenter 50% du contenu total en terpènes. Il contribue à l’effet sédatif de nombreuses indica. On en trouve également dans le houblon, l’eucalyptus, le thym sauvage, la citronnelle ou la mangue. Son odeur est « terreuse » et musquée avec des accents semblables au clou de girofle. Il a des propriétés analgésiques et anti-inflammatoires et maximise l’absorption des cannabinoïdes par l’organisme en augmentant les niveaux de saturation des récepteurs CB1.
  • Le pinène : comme le suggère son nom, ce terpène a une senteur de pin ; on le retrouve d’ailleurs dans les aiguilles de pin. Il est parfois utilisé comme antiseptique local ou comme expectorant. Au fil de réactions chimiques, il peut se transformer en d’autres terpènes comme le limonène.
  • Le limonène : également présent dans les agrumes, ce terpène est responsable de la couleur du citron et de l’orange (la différence de couleur est due à une différence de concentration). Les variétés de chanvre qui en contiennent beaucoup auront une odeur citronnée. Les plantes l’utilisent comme insecticide. Chez l’homme, il est réputé pour « mettre de bonne humeur ».
  • Le linalol : également présent dans la lavande, ce terpène a des vertus relaxantes et anesthésiantes idéales pour le sommeil.
  • Le bêta-caryophyllene : également présent dans le poivre noir ou les feuilles de cannelle, ce terpène protège la paroi du tube digestif et soulage les douleurs neuropathiques et chroniques.

La liste est encore longue, on dénombre plus de 200 terpènes dans la plante de cannabis (sans compter leurs nombreuses variations chimiques).

LE CBD ET LA VAPE :

Bien qu’en général présenté sous formes de fleurs ou d’huile, le CBD peut se consommer de multiples façons. Sur le modèle des e-liquides à la nicotine, des e-liquides au CBD ont été créés et une nouvelle branche de la vape s’est créée : la vape de CBD. Les e-liquides au CBD se consomment dans des e-cigarettes classiques mais il y a toutefois certaines précautions et indications à prendre en compte quant à la spécificité du produit.

L’intérêt de la vape de CBD

L’intérêt de vaper du CBD réside en premier lieu dans les bienfaits de la molécule. Bien qu’on ne puisse pas encore parler de propriétés médicinales vu l’état préliminaire des études sur le sujet, les vertus du CBD sont de plus en plus reconnues. Ses propriétés anti-inflammatoires et analgésiques soulagent les douleurs et ses vertus calmantes sont idéales pour le sommeil, la relaxation et la récupération sportive. Comparé aux huiles, vaper permet une absorption plus rapide du CBD.
Au contraire de la nicotine et du THC, le CBD ne présente aucun potentiel addictif. La vape de CBD peut même être une alliée efficace pour arrêter de fumer (tabac ou cannabis). Bien qu’on ne comprenne pas encore par quels mécanismes, des études scientifiques ont mis en évidence l’efficacité du CBD dans le traitement de l’addiction (réduction des risques de rechute et des pulsions de consommation). Qui plus est, grâce à la vape, le consommateur retrouve la gestuelle associée à l’activité de fumer ce qui permet une transition moins brutale et plus efficace.

La composition des produits

Les e-liquides destinés à la vape sont des produits à la composition spécifique. L’huile de CBD classique est destinée à une ingestion orale et n’est pas adaptée pour le matériel de vape. Dans les e-liquides, le CBD est dissout dans une base neutre, en générale composée de propylène glycol et de glycérine végétale (PG/VG). Le premier fluidifie le liquide et le second permet une bonne production de vapeur. On trouve également des bases en polyéthylène glycol (PEG) ou en huile de triglycérides à chaîne moyenne (MCT). Les huiles MCT sont particulièrement recommandées car elles ne risquent pas de libérer des agents cancérigènes à la combustion. Parmi les composants, on trouve également différents arômes (menthe, vanille etc.). Certains e-liquides contiennent des terpènes qui reconstituent l’arôme du chanvre.

Dosage

Les e-liquides au CBD se déclinent en différents dosages qui doivent être adaptés à la fréquence de consommation. Ces dosages s’expriment plutôt en mg/contenant (en général une fiole de 10ml) contrairement à la nicotine que l’on exprime en mg/ml.

  • Entre 30mg et 100mg, on considère que le dosage est faible et les effets légers.
  • Entre 100mg et 300mg, on considère que le dosage est moyen. Une consommation plus ponctuelle, sous forme de sessions est recommandée.

Au-delà de 300mg, le dosage est fort et une utilisation occasionnelle est conseillée. A l’instar des boosters de nicotine, il existe des boosters de CBD. Ces concentrés (au-delà de 600mg) ne doivent pas être vaporisés tels quels mais sont destinés à être dilués. Cela permet au consommateur de faire lui-même son mélange. C’est une solution plus économique et personnalisable mais réservée aux connaisseurs.

Bien que peu probable compte tenu d’une limite fixée à 1500mg/jour, la surdose de CBD est possible. Elle se traduit par un engourdissement et une raideur musculaire. Une étude récente suggère que de trop fortes doses peuvent également s’avérer toxiques pour le foie.

Conseils de consommation

Les e-liquides au CBD provoquent un hit assez fort (le hit désigne la sensation de contraction de la gorge lors du passage de la vapeur). C’est pourquoi il est en général préférable de vaper en inhalation indirecte (la vapeur passe de la bouche aux poumons en deux temps comme dans les cigarettes traditionnelles) plutôt que directe (la vapeur est aspirée directement dans les poumons). Qui plus est, en inhalation directe, les quantités de CBD vaporisé sont plus importantes et les récepteurs risquent d’être saturés rapidement. Les risques de gaspillage sont donc plus importants. Le mode de vaping dépend du matériel et de ses réglages. Pour l’inhalation indirecte, les résistances seront de préférence aux alentours d’1 ohm et les batteries autour de 30 watts.

Comparé à la nicotine, le CBD met plus de temps pour être absorbé par l’organisme. On privilégiera donc des sessions de vape de courte durée (10 à 20 minutes) suivies d’une pause. Pour ceux qui souhaitent vaper plus longtemps, il est conseillé de choisir des liquides faiblement dosés. Pour les vapoteurs de nicotine et de CBD, il est conseillé d’utiliser des clearomiseurs séparés. Par ailleurs, la nicotine étant un excitant, elle peut contrecarrer les effets relaxants du CBD.

LES HUILES SUBLINGUALES : 

Les huiles de CBD abondent sur le marché, si bien qu’il est parfois complexe de s’y retrouver. Quelle différence y-a-t-il entre l’huile de chanvre et l’huile de CBD ? Entre une huile à spectre complet ou large et un isolat ? Quels modes de fabrication et d’administration faut-il privilégier ? Comment doser ? Dans cet article, nous allons répondre à toutes ces questions.

Les différents types d’huiles : isolat, huile à spectre complet ou large Il ne faut pas confondre huile de CBD et « huile de chanvre ». La première s’obtient généralement à partir des fleurs de chanvre alors que la deuxième s’obtient par pressage des graines qui ne contiennent pas de cannabinoïdes. Elles recèlent en revanche des acides gras essentiels et des vitamines. La composition d’une huile de CBD dépend de sa fabrication et du spectre (étendue des composants présents dans la plante).

Une huile à spectre complet aura conservé tous les phytocannabinoïdes et terpènes naturellement présents dans la plante, THC compris. Une huile à spectre large également, à ceci près que le THC en est soustrait. C’est une option idéale pour les consommateurs qui ne souhaitent pas consommer de THC mais qui voudraient bénéficier de « l’effet d’entourage ». La synergie des différents composants chimiques de la plante a des effets plus bénéfiques que ses composés pris en isolation[1].
Lorsque la molécule de CBD est isolée du reste des composants, on parle d’isolats. Ils se présentent sous forme de cristaux purs à 99% qui sont ensuite mélangés à des huiles végétales ou à des bases neutres. Dans ce cas, on parle d’huiles « enrichies en CBD ». Les isolats n’ayant pas de goût, ils sont parfois mélangés avec des terpènes (terpsolat). Ni les isolats, ni les terpsolats ne peuvent restituer l’effet d’entourage. De plus, au-delà d’un certain dosage, les récepteurs saturent et les effets de la molécule isolée décroissent.

Dans la plupart des huiles, les cannabinoïdes sont décarboxylés pendant l’extraction ou après. Néanmoins, il existe des huiles à spectre « brut », obtenues par des méthodes d’extraction à basse température, qui contiennent des cannabinoïdes non décarboxylés. Comme dans la plante vivante, ils sont présents sous forme d’acides (THCA, CBDA, CBGA). Ils ont des effets et des vertus spécifiques. A titre d’exemple, le THCA n’est pas psychotrope comme le THC et il a des vertus anti-inflammatoires et neuroprotectrices.

Les méthodes d’extraction

La qualité de l’huile dépendra grandement de la méthode d’extraction et de l’expertise du fabricant. Il appartient au consommateur de se renseigner. De façon générale, l’extraction consiste à placer la biomasse dans des solvants (alcool, gaz, huile) qui polarisent les composants désirés. Pour extraire les cannabinoïdes, on peut tout simplement faire infuser le chanvre dans des huiles végétales (huile d’olive ou de coco). Ces huiles auront un temps de conservation court et il est compliqué d’en contrôler le dosage.
L’industrie utilise plutôt la méthode d’extraction par solvants chimiques. Elle fonctionne en deux temps : la biomasse est placée dans un premier solvant (en général de l’éthanol, de l’alcool isopropylique ou du butane) qui est placé dans un autre solvant (huile) encore plus solvant puis évaporé. Le problème de cette méthode est que des résidus de solvant peuvent subsister. Certains composants non désirés peuvent également être extraits (par exemple l’éthanol polarise la chlorophylle qui donne une huile sombre et amère).
Il faut en général purifier l’extrait après l’extraction. Des procédés existent, comme l’hivernage qui consiste à geler l’extrait pour en séparer les composants, mais ils risquent de détruire certains cannabinoïdes et l’huile sera de moins bonne qualité. La méthode d’extraction la plus propre et la plus efficace est l’extraction supercritique au CO². Transformé à l’état liquide grâce à la pression, le CO² agit comme solvant neutre et conserve l’intégrité chimique des molécules. Il en résulte une huile très pure et très concentrée.

Consommer de l’huile de CBD

L’huile de CBD peut se présenter sous différentes formes. Il appartient à chacun de décider de son mode de consommation. En général, l’huile est contenue dans un flacon de 10ml équipé d’un compte-goutte. En administration sublinguale, le CBD est absorbé par les muqueuses et les effets sont quasi immédiats. Placées sur des aliments, les gouttes tarderont environ ½ heure à faire effet. Pour la cuisine, des huiles alimentaires enrichies en CBD existent.
L’huile de CBD peut également se trouver sous forme de capsules souples. Celles-ci n’ont pas de goût et provoquent un effet lent et fort. Certaines huiles sont destinées à une application topique. Enfin, les e-liquides au CBD sont faits à partir d’extraits auxquels on ajoute des composants spécifiques pour la vape. Il ne faut pas vaper de l’huile de CBD.
Beaucoup de facteurs individuels peuvent influer sur la prise de CBD. Il est donc conseillé de commencer par de faibles doses. Le dosage initial recommandé est de à 0,5 mg par jour et par kg, de préférence en 3 fois lors des repas. Pour doser correctement, il faut se rapporter à la concentration en CBD de l’huile : dans une fiole de 10 ml contenant 2% de CBD (200mg), 1 goutte égale 1 mg, pour 4%, 1 goutte égale 2mg, pour 6%, 3mg et ainsi de suite. Il est recommandé de rester sous la limite des 200mg par jour.

LES COSMETIQUES : 

L’huile de chanvre est avant tout connue pour ses vertus nutritives. Cependant, il semble que ses vertus cosmétiques soient de plus en plus vantées et reconnues. Des laboratoires cosmétiques de plus en plus nombreux mettent au point des produits de beauté à base de chanvre et l’on voit ainsi apparaitre dans le commerce des sérums, des baumes, des lotions et des crèmes qui affichent la feuille caractéristique du cannabis. Quelles sont les vertus cosmétiques du chanvre et comment sont fabriqués les produits de beauté qui en contiennent ?

Les produits cosmétiques au chanvre

Le chanvre peut être utilisé comme ingrédient cosmétique sous trois formes : sous forme d’huile de graines de chanvre vierge pressée à froid, sous forme d’eau de fleur de chanvre également appelée huile essentielle ou hydrolat ou sous forme d’huile à spectre complet. Dans le premier cas, le produit contiendra tous les phytonutriments que recèlent les graines mais aucun cannabinoïdes car celles-ci n’en contiennent pas. Dans le deuxième cas, le produit contiendra des terpènes (des molécules aromatiques et bioactives) mais toujours pas de cannabinoïdes car ceux-ci ne sont pas solubles dans l’eau et ne peuvent donc pas être distillés. En définitive, seuls les produits contenant de l’huile à spectre complet contiendront également des cannabinoïdes, dont le fameux CBD qui fait désormais fureur en cosmétique. Certains produits cosmétiques sont « enrichis en CBD », c’est-à-dire qu’ils sont fabriqués à partir d’isolats de CBD (CBD pur).

On trouve ainsi toute une gamme de produits divers contenant du chanvre sous une de ces formes : des crèmes hydratantes (Lord Jones), des crèmes anti-âge (Ildi Pekar), des masques (Kana Skincare), des exfoliants (CBD Skincare Co.), des huiles de massage (CBD For Life), des parfums (Herb Essentials), des savons (Cannuka), des sels de bain (Whoopi & Maya, la marque de l’actrice et humoriste Whoopi Goldberg), du dentifrice (Elixir), des shampooings (Emera) et même du maquillage : mascara (Milk Makeup), gloss (Saint Jane), fond de teint. En général, les soins à base de chanvre reflètent une philosophie de retour à la nature et se présentent comme des produits biologiques et écologiques

Les vertus cosmétiques du chanvre

De manière générale, on prête à l’huile de chanvre des vertus hydratantes, raffermissantes et anti-oxydantes. Elle est également non comédogène et convient à tout type de peau. Ceci-dit, les vertus des différents produits dépendront de leur composition spécifique (ils sont en général mélangés avec d’autres ingrédients). S’ils contiennent de l’huile de graines de chanvre, ils seront alors riches en acides gras essentiels comme les Oméga-3, 6 et 9 ainsi qu’en autres acides gamma-linoléiques, acides aminés et vitamines (A,E,D). Ces huiles ont un profil gras proche du sébum produit naturellement par la peau et elles sont donc particulièrement efficaces pour reconstruire le film hydrolipidique. Les vertus des produits contenant de l’huile essentielle dépendront des terpènes que celle-ci contient. Certains terpènes comme le terpinolène ont des propriétés anti-oxydantes idéales pour les soins anti-âge, d’autres comme le β-caryophyllène ou le pinène ont des vertus anti-inflammatoires idéales pour les huiles de massage.
Pour ce qui est du CBD, il a été intégré comme ingrédient cosmétique dans la base de données de la commission européenne (CosIng) sous les revendications d’antioxydant, anti-séborrhéique (empêche l’hypersécrétion de sébum), revitalisant et protecteur pour la peau. En tant que tel, c’est en effet un agent intéressant pour la fabrication de produits cosmétiques. Néanmoins, cette liste est non-officielle dans le sens où ces revendications ne sont pas reconnues comme véridiques et doivent être définitivement prouvées par la recherche. Cependant, les vertus analgésiques et anti-inflammatoires du CBD ont d’ores et déjà été démontrées. Cela en fait un ingrédient parfait pour les différentes huiles et baumes associés à la pratique sportive. C’est également une molécule intéressante pour combattre et soulager certains problèmes de peau liés à une inflammation de l’épiderme comme le psoriasis, l’eczéma ou l’acné.
Pour aller plus loin : le système endocannabinoïde cutané De récentes études pointent vers l’existence d’un système endocannabinoïde cutané qui régule la prolifération, la différenciation et l’apoptose des cellules cutanées. A travers des récepteurs cannabinoïdes dits TRP, il serait impliqué dans des réactions de la peau comme la perception de la douleur, de la température, de la démangeaison ainsi que la régulation des follicules de poils, des taux de cytokines pro-inflammatoires et des glandes sébacées qui contrôle la production de sébuma. Grâce à leur interaction avec les récepteurs cannabinoïdes, les phytocannabinoïdes peuvent constituer une piste de traitement dermatologique intéressante pour une variété de problème de peau (acné, eczéma, démangeaisons, inflammations, psoriasis, excèdent capillaire ou encore sclérose systémique et cancer de la peau).

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